♦ CHILD PREY ♦

The reasons why one can't laugh from the heart, it's a simple reason. That's life.
 
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 [SUJET COMMUN] La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent. (J-P. Fugère).

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MessageSujet: [SUJET COMMUN] La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent. (J-P. Fugère).   Lun 5 Déc - 17:12



La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent.





Il fait nuit noire, ce soir, et vous êtes rassemblés au sein de la salle de banquet, bien au chaud, entre les murs de l'école, avec sous vos yeux quantité de victuailles inespérées.
Les professeurs tournent en rond, ils s'inquiètent, le traître est dans l'école, ils le savent, mais qui est-il ?
Vous l'avez vu. Oui, vous avez vu son ombre, sa silhouette passer rapidement devant vous, vous avez vu le haut de son crâne dans la foule, mais vous ne le savez même pas. Alors, autour de vous, avec ceux en qui vous avez confiance, vous élaborez des plans, vous réfléchissez, vous cherchez.
Et peut-être que les professeurs vous donneront un rôle dans cette histoire, qui sait ?
Ce soir, vous êtes mes acteurs de la chasse au traître, et ce soir, vous devez décider de ce que vous allez faire.



PERSONNAGES PARTICIPANTS : /



Aucun ordre de post n'est imposé. J'interviendrais à un moment du rp pour soit le faire avancer s'il stagne, soit vous donner des consignes et de nouvelles informations.
Bon rp !
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Autumn K. Bushbye

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MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent. (J-P. Fugère).   Lun 5 Déc - 21:00






but i'm not lost, i'm not gone










See around you.
Elle n'avait pas réfléchit, elle s'y était finalement habituée, à ce vide constant, ce vide dans son coeur comme si son âme n'était plus depuis des lustre, comme si finalement elle n'avait jamaix existé même dans cette vie passée. Mais cette vie avait-elle été belle? Elle n'y croyait plus, elle ne pensait même plus à être heureuse, comme elle l'avait déjà été, peut-être, probablement. Je refermais cette page de mon journal, le posant sur mon lit. Mes cours étaient finis, j'allais manger dans quelques instants. Je craignais toujours cette opression, celle que me rendaient les gens qui me fixaient comme une bête de foire. Tête baissée, je fixais mon journal rose. N'est-ce finalement pas stupide pour une personne normale d'écrire dans un journal? Depuis mon drame, je notais chaque détail comme si mes souvenirs s'envolaient comme les feuilles qui étaient balayées par le vent frais. Mes rideaux semblaient vouloir s'échapper par ma fenêtre entreouverte. Je détestais être enfermée, tout comme je détestais être entourée de cette foule qui m'angoissait. Je détestais les repas tous ensemble. D'autres devaient problablement profiter de ce moment pour rire, vivre tout simplement. Je ne sentais aucune de ces sensations qui pouvaient procurer du plaisir, comme se rappeller le bon temps, rire, se confier, pouvoir manger sans avoir peur de voir son histoire s'effacer dans son esprit. Oui mon pouvoir m'empêchait de vivre en quelque sorte. Non ce jour là je n'étais pas dans l'optique de me battre. Je voulais fermer les yeux en sachant que je dormirai sans angoisser avec ces cauchemards qui ne semblaient pas être les miens, car mon pouvoir marchait même dans les nuits les plus sombres.



Je relevai enfin la tête, c'était l'heure d'affronter une nouvelle fois cette peur immense qui emballait mon coeur. Je me levai de mon lit, cachant mon journal. Mes bottines noires frappaient le sol, brisant un silence qui était plus angoissant qu'apaisant. Je descendais les escaliers en prenant le soin de bien me cramponner à la rambarde : et si je tombais sur la tête et perdais une nouvelle fois la mémoire? Je devenais paranoiaque. La salle était déjà habitée par un grand nombre d'élèves, et déjà des voix remplissaient ma tête. Des gens parlaient du repas, : délicieux! Beurk mais elle n'a vraiment aucun goût! Pourquoi suis-je amie avec elle déjà? Je souriais bettement devant la bétise de certain. Bande d'hypocrites. J'avais peu d'amis, je pouvais même les compter sur les doigts de la main, mais j'étais sincère avec eux et plus j'entendais les vraies pensées des gens, plus ils me répugnaient véritablement.


Je m'installais à une table, seule. J'attendais de voir un visage familier mais j'avais l'habitude d'être seule depuis mon drame. Mon coeur se brisait à chaque discussion qui parlait de famille. Je ne connaissais rien de la mienne et j'avais perdu espoir. Je ne retrouverai jamais la mémoire, je m'y étais fait, en apparence. Le regard dans le vide, je fixais ce vide qui remplissait ma vie. L'avais-je mérité? Trop de questions dans une seule tête. Je tentais de n'avoir que mes propres questions d'ailleurs. Je tentais de mettre en application les conseils des professeurs et de Nathaniel. Voilà pourquoi j'étais bien avec lui, je n'arrivais pas à rentrer dans sa tête et celà me rassurait, me rendait heureuse, heureuse d'être normale tout simplement.



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MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent. (J-P. Fugère).   Sam 24 Déc - 14:14

Ça n'était pas mon fort, ces moments de rassemblement, de convivialité avec la quasi-totalité de l'école. Oui, j'avais besoin de manger, mais ça ne voulait pas dire que je voulais partager mon repas avec les autres pour autant. Surtout avec cette agitation pseudo cachée. Les professeurs ne voulaient pas provoquer l'affolement, alors ils nous laissaient croire que nous étions encore en sécurité, assez forts pour se défendre. Ça, je voulais bien l'admettre. Mais il ne fallait pas non plus nous prendre pour des idiots en nous rassurant sur le fait que les choses seraient simples à régler. Alors il y avait ceux qui avaient peur ; pathétiques. Et les autres, ils étaient heureux comme des singes à tenter d’élaborer un plan, tout sourire, limite à rire. Je ne voyais pas ce qu’il y avait de drôle, personnellement. Mais si le fait d’avoir été infiltré, sans savoir qui était l’intrus, sachant qu’il pouvait passer à l’action à tout moment était devenu un sujet risible, alors je pouvais penser à faire un effort et rire également.

J’essayai de me concentrer sur mon assiette, qui descendait trop lentement à mon goût. Je n’avais qu’une envie, finir cette soirée et aller me coucher. Cet amas de joie non appropriée ne me plaisait pas. Cependant, je faisais partie de l’école, c’était mon choix, à la base. Donc si je devais participer à la pensée d’une quelconque rébellion et/ou recherche, je n’avais pas tant de raison de refuser. Les esprits étaient en ébullition, je sentais même le sang de toutes ces personnes insignifiantes être surexcité. En cet instant, c’était plutôt dérangeant. Enfin, je n’y prêtais pas vraiment attention, mais vu l’ambiance et les mentalités ce soir-là, je dois dire que je m’en serais bien passé.

Certains faisaient des plans avec leurs couverts. D’autres avaient carrément laissé tomber leur assiette pour se concentrer pleinement dans leur échange d’idées. D’autres encore semblaient perdus, se demandant s’ils devaient manger au risque de passer pour des je-m’en-foutistes face à l’intrusion, ou s’ils devaient aider alors qu’ils avaient peur ou étaient sans idées. Pour certains la chose se réglait encore plus rapidement ; ils restaient dans leur coin, les yeux dans le vide, mangeant et se creusant la tête, ayant l’air de se demander s’ils voulaient s’intégrer à un groupe ou s’ils en avaient le cran.

Pour ma part c’était plutôt simple ; je mangeais. Oui, j’avais faim, et c’était l’heure, alors pourquoi se priver ? Et j’observais les autres. Non, je ne réfléchissais pas à comment aider l’école ; si je devais le faire, ça viendrait sur le tas. Mais je préférais me contenter d’analyser, de comprendre. Chercher les raisons qui font qu’ils sont comme ci ou comme ça ; impatients ou reclus. Alors je couvrais la salle du regard, à la recherche de personnes qui pourraient être intéressantes en ces temps sombres, disait-on...

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Chez les Lukei, on a la classe Huhu
Je ne les tue pas, je les incite simplement à se suicider.
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MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent. (J-P. Fugère).   Ven 30 Déc - 15:35

Dorian était inquiet, comme beaucoup d'adultes et d'enfants, mais lui savait bien le dissimuler. Si plusieurs professeurs montraient clairement qu'ils n'étaient pas sûrs d'eux, hélas, le directeur affichait une attitude très calme et posée. Il n'allait pas faire de grands sourires heureux, il ne fallait pas non plus abuser, mais faire peur aux autres en montrant son inquiétude n'arrangerait rien non plus. Mieux valait se montrer serein et protecteur que l'inverse. Ainsi, l'homme d'âge mûr mangeait tranquillement à sa table. Après tout, il n'allait pas se priver d'un repas. Il fallait être en forme pour affronter les évènements.

Ce traître... le regard noisette et calme de Dorian observa les élèves par dessus son assiette, passant tranquillement sur ces visages juvéniles. Tous avaient une petite ombre dans le fond des yeux, celle de la différence et, hélas dans beaucoup de cas, de la souffrance. Le genre de choses que lui n'avait certainement pas à leur âge. Mais s'il n'avait rien pu faire pour leur éviter les épreuves traversées, il pouvait les aider à continuer et à aller au delà. Ce n'était pas pour rien qu'il avait créé cette école. Ce refuge pour tous ces enfants aux pouvoirs si étonnants, aussi bénis que maudits. Et pourtant, quelque part, l'un d'eux faisait de son mieux pour trahir Överlevnad.

Le directeur regardait ces élèves. Un petit sourire pour celle-ci qui le vit l'observer. Un salut de la tête pour celui-là qui semblait timide. Etait-ce elle ? Etait-ce lui ? Pourquoi trahiraient-ils l'école alors qu'elle leur offrait un sanctuaire et un univers où ils pouvaient évoluer en toute liberté ? Probablement qu'on leur avait inculqué des valeurs négatives. Ou qu'on avait pu briser toute réflexion et tout libre arbitre. Mais, malgré tout ce que Dorian avait pu voir dans ce monde, il se refusait à croire que ce genre de choses était inguérissable. Tout comme il refusait de combattre violemment ce mal. Certes, la violence était parfois nécessaire pour se défendre, mais il était hors de question de tuer. Et il fallait avant tout tenter le dialogue.

Peut-être était-il déjà trop vieux, trop mou. Un professeur le lui avait déjà dit, certes sur le ton de la plaisanterie, mais avec un petit fond de vérité dans la voix. Pourtant, il restait convaincu que les massacres n'étaient pas la solution. Ils devaient trouver cet espion, l'attraper et comprendre ses motivations. Lui montrer ce que l'école pouvait être pour lui. Non pas une cible à trahir et à détruire mais réellement une maison. Un chez lui. Peut-être qu'avec de la chance, ils pourraient même le retourner contre le camp qui l'avait envoyé chez eux. Cela serait bien plus bénéfique que de simplement le démasquer et... le séquestrer. Le tuer était bien sûr hors de question, tous le savaient bien.

Dorian eut un léger soupir et attrapa un bout de pain en continuant d'observer les élèves. Qui ? Cette question restait sans réponse. Il savait que certains enfants avaient des dons utiles, par exemple celui de la petite Autumn. Lire dans les pensées... pouvait-elle trouver celles du traître et ainsi le démasquer ? Il parcourut la foule du regard pour l'apercevoir à une table, seule. Elle ne semblait pas des plus joyeuses, mais difficile de comprendre une adolescente capable d'entendre les pensées des autres, même sans le vouloir. Il savait que des professeurs faisaient de leur mieux pour l'aider, mais les progrès ne pouvaient pas être visibles en peu de temps hélas. Cependant, peut-être avait-elle pu capter quelque chose ?

Le directeur observa alentours les professeurs. Beaucoup mangeaient, certains étaient occupés ailleurs, parcourant l'école, patrouillant plus précisément, et d'autres montaient la garde. Pouvait-on plus facilement parler à un directeur qu'à un professeur ? Difficile à croire. Mais Dorian pouvait essayer. Que risquait-il ? Et, s'il voulait vraiment protéger efficacement ces élèves, il devait bien leur montrer qui il était. Et, surtout, qu'il était là pour eux. Hors de question de rester isolé derrière le poste de directeur.

Finissant son bout de pain, Dorian se leva. Quelques mouvements des mains pour retirer les miettes qui s'étaient accrochées à sa veste de costume, qui recouvrait une chemise rayée blanche et violette, et il s'approcha de la table de la petite Autumn.

- Ca ne te dérange pas si je m'installe ici ? La table des professeurs est un peu petite à mon goût.

Il eut un petit sourire bienveillant, sans trop en faire. Un peu paternel peut-être. Il voulait juste parler un petit peu, faire davantage connaissance avec les élèves. Avec le traître ? L'idée lui traversa l'esprit. Ce pouvait être une traîtresse. Techniquement, tous pouvaient être l'ennemi. Mais Dorian ne tomberait pas dans le piège de la suspicion. Traître ou pas, il restait un enfant qui avait probablement besoin d'aide. Et il ferait de son mieux pour y répondre, peu importe de qui il s'agissait.
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Autumn K. Bushbye

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MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent. (J-P. Fugère).   Sam 14 Jan - 19:47






see around you, you will find the devil










See around you.
Seule, seule avec toutes ces paroles dans ma tête. Si j'étais folle? Peut-être, je perdais peu à peu espoir. J'étais en quelque sorte vide de tout sens, vide de vie, d'espoir, de souvenir, d'avenir surement. Je ne voyais pas l'avenir, un bel et merveilleux avenir comme certains pouvaient l'espérer. Je ne repérais personne, pas une seule personne familière, je soupirais, mangeant un bout de pain. Aimais-je le pain avant? Oui je me posais des questions un peu banales, débiles pour certains, mais j'avais ce besoin de tout savoir sur l'ancienne Autumn.



Ils discutaient, rigolaient, certains s'inquiétaient, qui était le traitre? Qui était la taupe? Etait-ce l'un de mes amis, le peu d'amis que j'avais.. Nathaniel? Un pincement au coeur, je secouais la tête, tu ne peux pas penser ça de lui, c'est tout simplement impossible. La culpabilité me rongeait, comment avais-je pu penser ça? Un homme s'intalla à côté de moi, je n'avais pas remarqué sa précense avant d'entendre sa voix. Un sourire géné, c'était bel et bien le directeur de l'école.


- Ca ne te dérange pas si je m'installe ici ? La table des professeurs est un peu petite à mon goût.


Je hochais la tête comme pour lui dire que non il ne dérangeait pas. J'appréciais cet homme, il m'avait sauvé la vie, il m'avait redonné espoir en quelque sorte. Je connaissait sa relation avec Nathaniel, le lien qui les unissait. Etait-ce vraiment son fils? Nathaniel en parlait peu, trop discret sur sa vie, sur son histoire, finalement je le connaissais peu. Où était-il d'ailleurs? Seul lui pouvait stoper ces voix dans ma tête, ma paranoïa, mon angoisse. Il me manquait, pas seulement pour celà, mais aussi pour son sourire, sa présence, était-je amoureuse? Je l'ignorais encore pourtant la réponse était tout à fait évidente.


- Bonjour monsieur le directeur..


J'étais timide face à son charisme, il était très beau, du moins pour un homme qui selon moi était très âgé, quel âge avait-il d'ailleurs? J'avais perdu tous mes répères.. Dorian était un grand homme, reputé et très apprécié et finalement sa réputation me faisait un peu peur. Mais sa voix était si douce, si apaisante, si gentille finalement. Oui, nous pouvions ressentir sa gentillesse et sa générosité rien qu'en le regardant.. Oui, Dorian était unique, exceptionnel, comme un père pour nous tous, la père de l'homme que j'aimais.. Un home qui changea ma vie..


Je repensais alors au traitre. Dorian venait-il me questionner? Avait-il des soupçons? Etais-je selon lui, le traitre de l'école? Je stressais, toutes les voix de la pièce disparaissaient de ma tête, une seule voix restait : la mienne et toutes ces questions qui me hantaient..


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MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent. (J-P. Fugère).   Lun 23 Jan - 10:11

La jeune fille hocha la tête, lui donnant sa permission pour s'installer à côté d'elle. Dorian s'assit en veillant à ne pas être trop proche non plus, respectant l'espace de l'élève. Il ignorait si la proximité physique de quelqu'un avait une conséquence sur son pouvoir mais préférait ne pas prendre le risque. Après tout, si elle s'isolait seule à une table, peut-être que cela signifiait que plus on était proche d'elle et plus elle pouvait sentir les pensées. Ce devait être dérangeant.

Il eut un petit sourire léger. Autumn semblait timide, comme la plupart des élèves face à leur directeur. Il comprenait très bien, mais ce n'était pas une raison pour laisser ce genre de barrière s'instaurer. Certes, il avait un poste administratif important, on lui devait le respect, mais il ne voulait pas qu'on le redoute ou qu'on ait peur de lui parler. Surtout en temps de guerre, car c'était bel et bien cela qu'ils vivaient tous.

- Tout va bien ? Tu profites du banquet j'espère ?

Sa voix était douce, paternelle, et sincère. Certes, il voulait lui poser quelques questions peu agréables, mais ça n'empêchait pas d'abord de voir comment elle allait. Dorian haussa légèrement un sourcil en observant la jeune élève. Elle semblait timide, ce qui était tout à fait compréhensible, mais également... sur ses gardes ? Hm... non, plutôt stressée. Parce qu'elle avait le directeur assis juste à côté d'elle ? C'était possible. Mais pouvait-il y avoir une autre raison ?

Le traître courait dans toutes les pensées. Savait-elle quelque chose qui lui faisait peur ? L'était-elle elle-même ? Sans doute qu'un autre professeur lui aurait demander de le suivre pour l'interroger plus durement. Certains considéraient qu'il valait mieux faire preuve de sévérité pour éviter tout débordement. Mais pas Dorian. Lui préférait prendre son temps, garder ses doutes pour lui et prendre en compte le fait que tout le monde pouvait être coupable mais également innocent. Dans la situation actuelle, il y avait des milliers de raisons de stresser. Et quand bien même Autumn serait le traître, le directeur comptait bien l'aider, comme n'importe qui.

Il l'observa un petit instant, l'écoutant en hochant la tête avec un air bienveillant. Il ne voulait pas la laisser dans un état tendu longtemps, aussi était-il temps de poser ses questions. Il jeta un coup d'oeil autour d'eux. Il y avait du monde, mais personne d'autre à cette table, et le bruit constant couvrait très bien leur conversation. Aucun risque donc, à moins bien sûr qu'un élève soit capable d'entendre de loin les sons.

- J'aimerais savoir si tu as entendu quelque chose à propos de cet enfant qui cherche à nous nuire. Une conversation au détour d'un couloir ou une pensée volatile que tu aurais pu entendre pourrait grandement nous aider.

Autant le mot "traître" était plus court à penser, autant Dorian refusait de l'utiliser. Cet enfant restait un enfant à ses yeux, qui avait besoin d'aide. Et le choix des mots pouvait se révéler important : traiter quelqu'un de traître, même si c'est vrai, n'est jamais très agréable, alors que le considérer comme quelqu'un à part entière pouvant changer de voie semble bien plus respectueux et ouvert.
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MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent. (J-P. Fugère).   

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